“Room 106”, extrait, 2010
Blumer, performance, Festival de la Cité, Lausanne, 9min, 2009
Comme le montre l’extrait vidéo, une chaise lévite sur une supraconductrice de manière stable. Ce ne serait pas le cas si l’on remplace la supraconductrice par n’importe quel conducteur/trice dans laquelle circulerait un courant constant. La stabilité découle du fait que la supraconductrice est un diamagnétique, μ∠1, susceptibilité
négative.
As the picture above shows, a chair is levitating on a superconductor in a stable manner. It wouldn’t be the case if the supraconductress was any kind of conductor/conductress in wich a constant electric current was passing. The stability comes from the fact that the supraconductress is a diamagnetic, µ1, with negative susceptibility.
Doris Magico Next, séries de vidéos performances, 14min, 2010
“…Dans une série de vidéos performances Doris Magico, Anne Rochat détourne l’usage d’objets quotidiens. Ses gestes, tendus vers un but, avec application, ne sont jamais mécaniques, car l’objet est toujours prêt à se dérober. Très vite, le comique du burlesque est court-circuité par une atmosphère d’inquiétude, de solitude. Accumuler les objets d’une même série semble être l’unique moyen de communiquer ou se protéger. Avec un calme acharnement, la performeuse invente une nouveau language troublant…”
“In the short video-performance series of Doris Magico Next, Anne Rochat modifies the use of common objects. Her moves, targeting their goal with care, are never mechanical. The objects are always ready to disappear. Very quickly, the burlesque comedy is short-circuited by a lonely and disturbing atmosphere. Accumulating objects of the same series seems to be the only way to communicate or protect oneself. With that stillness but also this fierce energy, the performer invents a new and troubling language.”
Extrait d’un texte de Corinne Martin, 2010
Water Walks, performance avec la participation de Louis Schild, Les Urbaines, 15min, 2009
“…Anne Rochat marche laborieusement, ses pieds pris dans deux cubes de glace pesant chacun équivalent de son poids. Des micros-contact placés sur la glace, amplifiés et retravaillés en direct par un musicien, magnifient les sons habituellement sourds et presque imperceptibles des craquements de la glace. La performance se tremine lorsque les blocs de glace ont entièrement fondu…”
Anne Rochat actively walks with her feet stuck in two large ice cubes. Each of them weighs her own weight. Contact-microphones are set on the cubes and render sounds the cubes make. There are modified by a live musician, that modifies (and amplifies) the creaks. The show ends when the cubes have entirely melted.
Extrait d’un texte de Marie-Luce Ruffieux, 2010
L’aimant, Doris Magico Electrical Show, performance avec la participation de Louis Schild, Théâtre du 2.21, Lausanne, 18min, 2009
Sur une scène recouverte d’une fiche couche d’acier, Anne Rochat promène son public à l’intérieur d’une ballade lunaire amplifiée par des sons métalliques. Ses chaussures aimantées désarticulent ses mouvements.
On a stage covered with a thin layer of steel, Anne Rochat makes the visitors wander in a lunar atmosphere filled with amplified and metallic sound. Her shoes bear magnets which syncopate her moves.
Pièce pour une salle de bain, Doris Magico Electrical Show, performance avec l’Association Rue du Nord, Théâtre du 2.21, Lausanne, 15min, 2009
Les apnées répétées par Anne Rochat rythment la cadence du morceau de musique orchestré par les musiciens de l’Association Rue du Nord jouant avec différents appareils électriques amplifiés généralement utilisés dans une salle de bain.
“…Lorsque j’ai commencé à passer mes après-midi dans une salle de bain, je ne comptais pas m’y installer; non, je coulais là des heures agréables, méditant dans la baignoire avec le sentiment de pertinence miraculeuse que procure la pensée qu’il n’est nul besoin d’exprimer…”
Repeated apneas made by Anne Rochat rhythm the music played by the musicians of the “Rue du Nord” association. They play with electric devices which are mostly amplified in a bathroom.
“When I started spending afternoons in my bathroom, I didn’t plan to remain there; no, I spent there some pleasant moments, meditating in the bathtub with miraculous and pertinent feelings that thoughts give, and that no one has to express.”
Jean-Philippe Toussaint, extrait de “La salle de bain”, collection “double”, les éditions de Minuit, 1985
33, Héspérides II, performance avec la particaption de 74 personnes, Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, 23min, Lausanne, 2009
Performance sonore mettant en scène 74 personnes qui emploient à faire tourner sur elles-mêmes des cymbales telles de pièces de monnaie. Les cymbales se substituent à une poignée d’argent, devenant elles-mêmes une monnaie d’échange. Les dès sont jetés. Plus que le résultat découlant d’un hasard (pile ou face), c’est l’action, le moment où tout ce décide qui est intéressant. Dès qu’une cymbale s’apprête à plaquer le sol, une autre reprend la cadence, repoussant à l’infini la chute et ainsi de suite.
A sonorous performance staging 74 people spinning cymbals as coins on the ground. The cymbals are like a fistful of coins changing themselves in a currency. The die is cast. More than the result (heads or tails), it is the action, the moment when it happens, that interests me. As soon as the cymbal falls on the ground and stops spinning, another one is tossed, pushing to a never-ending fall the whole process.